02 février, 2011

Plan

 Introduction


A/ Les ghettos des Etats unis
B/ Les ghettos étrangers
C/Le cas Français
D/ Conclusion


Photos 

11 janvier, 2011

Introduction

En 1516 on a la première apparition de ghetto à Venise.
A l'origine le terme "ghetto" désigne un quartier réservé ou imposé aux juifs où ils peuvent vivre selon leurs lois et coutumes particulièrement au milieu de peuple étrangers.
Ce terme est cependant rapproché dès le XVI siècle de la racine hébraïque guet signifiant « séparation » ;« divorce » etc.
Par extension le terme s'est appliqué à partir du début du XX siècle à tout quartier dans lequel ce concentre une minorité ethnique , culturelle ou religieuse en général défavorisée.
Le terme a alors une connotation péjorative de difficulté de vivre et de ségrégation sociale dans un environnement urbain généralement dégradé.

Depuis quelques années en France on retrouve une séparation entre les personnes démunies et les autres qui ont plus de moyens; il a de plus en plus une concentration de personne démunies dans les quartiers défavorisés . Les personnes vivant là-bas ont l'impression d'être séparé , mis à l'écart des autres et certains vont jusqu'à dire qu'il a des ghettos en France. 



Cependant pouvons nous vraiment parler de ghettos en France au sens américain ? 
Pour y répondre, d'abord  nous étudierons le cas des Etats Unis et d'autres pays ayant des situations économique et sociales souvent très difficiles ensuite nous nous pencherons sur le cas Français , enfin nous les comparerons en marquant les points commun et les divergence.



Les ghettos aux Etats Unis

 A) Les ghettos aux Etats-Unis

1)Les caractéristiques




Les ghettos américains se caractérisent par une forte ségrégation. En effet, il existe des ghettos de plusieurs nationalités. Si l'on prend pour exemple la ville de New York, le quartier de Brooklyn est afro-américain et celui du Queens est principalement habité par la population colombienne immigrée aux Etats-Unis. Les ghettos latinos (=hispanique) sont très présents aux Etats-Unis notamment au sud. Les villes comme San Jose ou San Diego sont majoritairement latinos et il est donc rare de trouver des ghettos afro-américains dans ces régions là. Des villes telles que Detroit ou Chicago sont très réputées pour leurs ghettos contrôlés par des gangs très dangereux. Le taux de mortalité est particulièrement élevé ( 18 pour mille selon le socialiste Philipe Rekacewicz) , 3 fois plus élevés que dans le reste des Etats-Unis. La pauvreté est présente à cause d'un taux de chômage toujours aussi élevé (28,9 % en juillet 2009). Une ségrégation définie par une avenue à Détroit (8 miles). Selon Loïc Waquandt, cette opposition entre Noirs et Blancs vient d'une inégalité sociale qui a creusé un immense fossé entre les deux populations d'autant plus qu'il souligne une intervention inexistante du gouvernement en prenant pour exemple les émeutes de 1960. Ces inégalités sont dues selon lui au système capitaliste qui avantage sans aucun doute la population aisée et enfonce les populations plus pauvres. La violence raciale qui continue d'augmenter et des forces de l'ordre qui n'arrivent pas à faires appliqués les lois dans ces endroits, on parle alors de zones de non-droits, les groupes contrôlant ces endroits n'ont aucune peur et empêchent l'accès des lieux à la police et au représentants de l‘Etat. New York, la ville la plus urbanisée des Etats-Unis est touchée elle-aussi par une pauvreté importante. En effet, 19,6 % de la population new-yorkaise vivait sous le seuil de pauvreté en 2006 avec un taux de chômage qui avoisinait les 5%.


                  
2) Ce qui permet de parler de ghettos


     On parle de ghettos aux Etats-Unis pour ces statistiques plus ou moins négatives ( taux de mortalité, taux de pauvreté, taux de chômage) qui font d'eux des lieux difficiles. Les autorités américaines tentent des approches fondées sur les compromis et la médiation, la prévention. La police de proximité est opérante et plusieurs initiatives locales fleurissent selon Josiane Jeantils. Cependant, la mortalité reste élevée (8, 38% en 2010) dans les quartiers les plus dangereux selon Perspective Monde. Les violences raciales ont encore lieu : meurtre d'un jeune homme blanc dans un quartier afro-américain d'Atlanta  en août 2010.
Ces quartiers restent interdit , sauvage et très dangereux. 






CETTE VIDÉO NÉCESSITE UNE PERSONNE COMPRENANT ANGLAIS !!!!



Les ghettos Dans d'autres pays

       B) Les ghettos dans d'autres pays

1)Les caractéristiques




On parle de favelas au Brésil, de Degradatti en Italie ou de Rancho au Venezuela. L'Amérique du sud et l'Afrique sont deux continents qui souffrent d'une forte pauvreté. Les favelas situées majoritairement à Rio sont des quartiers très pauvres situés sur des marécages ou des pentes de colline où les maisons sont construites avec des matériaux de récupération. Les difficultés des favelas sont nombreuses : manque d'infrastructures (égouts par exemple); misère ;violence (les gangs de la drogue se font la guerre dans les rues)
En 2007, 1260 personnes ont été abattues par la police à Rio, une hausse de 18,5% par rapport 2006, selon des statistiques officielles.
2 trafics illégaux de drogue, de fusils d'assaut AK 47.
"Dans ce Brésil qui va bien, les favelas de Rio de Janeiro et leurs habitants vivent dans des bulles de misères et d’exclusion. Absence totale de services publics, d’infrastructures, les gouvernements successifs ont abandonnés depuis des décennies ces ghettos [...] Les favelas sont des zones en guerre où le pouvoir est aux mains des jeunes dealers surarmés. La police est historiquement la seule institution à y pénétrer, toujours très violemment. En 2007, la police de Rio a tué 1 330 supposés criminels lors de ses conflits avec le narcotrafic. Les forces de l’ordre comptent bien profiter du PAC pour porter un coup dur au narcotrafic " 
On constate que la pauvreté est le facteur essentiel qui expliquent les favelas. En Afrique, en guinée, le problème lui est politique, des organisations internationales ont dénoncé le comportements des forces de l’armée lors des violences meurtrières qui ont suivi l’élection d’Alpha Condé à la présidentielle en Guinée. Elles s’inquiètent du risque d’un embrasement des violences ethniques. Une réalité dont la classe politique semble avoir joué.
Le retour au calme n’a pas balayé les inquiétudes après les violences qui ont suivi l’élection d’Alpha Condé à la présidentielle en Guinée, et fait une dizaine de morts. Ce scrutin historique, qui a opposé un Peul à un Malinké, a été marqué par une cristallisation des tensions ethniques" 
Les systèmes politiques causent donc des tensions ethniques.

               


                



           


    2 ) Ce qui permet de parler de ghettos


    Contrairement aux Etats-unis, les favelas et les ghettos africains n'ont pas pour facteur une ségrégation raciale. D'autres facteurs comme la pauvreté et l'instabilité politique expliquent la création de ghettos. Au brésil, l'insalubrité et les guerres entre les cartels de drogue enfoncent la possibilité d'une guérison ou du moins une aide de la part de l'Etat. Les autorités sont repoussées et elles-même répliquent ce qui accroit le nombre de morts. En Afrique, les forces armées controlent les quartiers mais les populations se révoltent contre eux ce qui accroit de plus en plus le nombre de morts. Les droits de l'homme y sont violés et les partis politiques cherchent à prendre le pouvoir. Des organistations tels que l'ONU essaient d'annés en annés à amener une fin à ces tensions qui deviennent de plus en plus incontrolables.


 


07 janvier, 2011

Le cas Francais






                               C) Peut-t-on parler de ghetto au sens américain en France?


En France depuis quelques années, des débats sont lancés autour du problème de ghetto. Les sociologues ont des avis qui diffèrent sur le cas des banlieues. Certains affirment que l’on peut parler de ghettos en France d'autres non. Nous allons étudié deux sociologues parmi eux: 


Eric Maurin qui a écrit Le ghetto français. 
Didier Lapeyronnie qui a écrit Ghetto urbain.


Pour Eric Maurin ce qui est différent en France est la mixité des ethnies. En effet, les banlieues françaises se caractérisent beaucoup plus par la pauvreté présente que par une ségrégation "raciale" comme aux Etats-Unis. Cependant, il y a la présence d'une ségrégation sociale. Les riches s'isolent dans des quartiers éloignés et les pauvres s'entassent dans d'autres quartiers. Cela est contradictoire aux valeurs de la République qui proclame l'égalité. C'est par ailleurs à cause de ces vertus que le gouvernement rejette le modèle américain et tente de créer une espèce de mixité. Il lance une politique de ville et du logement dans ce but précis. Les classes moyennes se rapprochent de plus en plus des classes modestes. La pauvreté touche généralement les résidents issus de l'immigration. Cela dit, le livre met en perspective de nombreux éléments intéressants. Il part du constat que la ségrégation sociale et spatiale n’est pas nouvelle en France, qu’elle a juste été longtemps ignorée parce que la faible place que les cadres occupaient dans l’espace public la masquait. Au final, r croissance depuis vingt ans rend juste plus visibles des problèmes structurels.
- dualisme : la société est traversée de barrières qui déterminent, pour la plupart de manière irrémédiable, l’appartenance ou non d’un individu à un groupe et à une dynamique. Ces barrières figent les acquis autant que les espérances des individus en partageant la société en deux. Le caractère irrémédiable des aiguillages est pointé du doigt.
- fragmentation de la société : les logiques duales traversant tous les champs de la société, les fractures se multiplient à l’envi. Il y a les cadres et les non cadres, les agents du public et du privé, ceux des grands groupes et ceux des PME et artisans, ceux en CDI ou en CDD, les diplômés de grandes écoles ou de l’université,… Loin de constituer un continuum, ces différences contribuent à la création d’autant de fractures.
- société anxiogène : chaque moment de la vie étant potentiellement l’occasion de se trouver sur une voie de garage, chacun (et en premier lieu les parents) guette avec anxiété les signes d’élection individuelle et se trouve conduit à essayer de les forcer par des stratégies individuelles.
- ségrégation à tous les étages : les stratégies de réussite développées par tous étant similaires, elles conduisent, dans une situation de rationnement des places, à des logiques d’enchères qui excluent de la course ceux dont la capacité de contribution (capital humain, social, monétaire,…) est limitée. À tous les étages de la société (dirigeants, cadres, professions intermédiaires, employés, ouvriers, chômeurs, chômeurs immigrés), les lignes de fractures et les logiques de séparation s’affirment, et traversent tous les champs (éducation, logement, statuts professionnels, secteurs d’activités, etc.) en s’auto-entretenant. Avec le temps, les attitudes et les performances convergent au sein des différents quartiers.


    Le problème de la ségrégation urbaine n’est pas la conséquence d’un manque d'énergie sociale mais le résultat de la peur des riches d'être confrontés à la pauvreté. Les politiques de destruction et d'éparpillement des lieux d’habitation des pauvres et des immigrés ne peuvent réussir car elles sont fondées sur de mauvaises hypothèses. L’auteur décrit l’alternative entre agir sur la composition sociale des territoires ou compenser les conséquences : il faut s’attaquer non à la matérialisation des stratégies d’évitement mais aux causes de ce départ des riches. De manière générale, prendre le territoire pour cible, c’est s’exposer à oublier un nombre de pauvres, à n’atteindre que trop peu l’autre partie et à voir les choses empirés et se généraliser. Il remarque que se concentrer sur la population ne veut pas dire abandonner les territoires et les quartiers, au contraire cela signifie que plus l'intervention sera importante, plus les bénéfices pour l’enfant et la société seront satisfaisants.
L’idée de s’attaquer aux causes de la ségrégation et des dynamiques inégalitaires est une bonne initiative. Eric Maurin évoque "un effet multiplicateur", qui suppose une rentabilité en hausse des aides : plus la concentration de problèmes est importante plus les aides seront nombreuses et plus leur efficacité sera grande. Il considère pourtant de manière générale que les impacts négatifs liés à la concentration des pauvres pèsent sur l’efficacité des mesures d’aides.
Le développement du logement social et des aides personnalisées peine à atteindre les causes profondes de la ségrégation territoriale: il propose de conditionner l’aide au logement à l’amélioration de la qualité de celui-ci ou à un changement de lieu de résidence. Dans l’esprit de l’auteur, cette politique aurait des points communs avec un soutien personnalisé à la recherche de logement. 


Didier Lapeyronnie nous dit dans un interview en 2008 qu'il y a des ghettos en France. Il se permet de dire cela car selon lui un ghetto "C'est le produit de la discrimination" qu'on retrouve de plus en plus dans milieux défavorisés , leurs habitants ont de plus en plus le sentiment d'être mis a l'écart de la société , d'être discriminer soit d'être une victime du racisme que ce soit socialement ou ethnologique étant donner que la plupart de ces habitants sont issus de l'immigration. En plus de ce sentiment trouvé il y a des ghettos en France pour lui car il retrouve des similarités entre les comportements des individus mis a l'écart de la société  il dit: ".. de  jeunes maghrébins se comportent de la même façon dans des cités françaises au début du XXI ème siècle que de jeunes italiens à Boston en 1950", il prend donc l'exemple des émeutes de novembre 2005 pour affirmer son point de vue ; donc on en conclus que selon Didier Lapeyronnie , 
GHETTOS ETATS UNIENS = GHETTOS FRANCAIS 





06 janvier, 2011

Conclusion


Conclusion

Le problème de ghettos en France se pose si les critères tels que la pauvreté qui est évoquée. Les chiffres du chômage et le nombre de familles en dessous du seuil de pauvreté dans des quartiers précis en France peut amener à l'idée de ghetto. Plus récemment, l’économiste et sociologue Éric Maurin n’hésite pas à utiliser ce terme dans son livre Le ghetto français (2004) afin de rendre compte des systèmes de ségrégation , "à la fois de politiques de peuplement relatives au logement social , de critères de détermination des aides publiques et de l’agrégation de comportements individuels ségrégatifs". Maurin met en évidence la classification de certains territoires en "Zone d'éducation prioritaire ( ZEP )" a pour conséquence de voir les classes moyennes fuir des quartiers désormais stigmatisés. Il s’ensuit un système de  "ghettorisaton" c'est à dire une tendance à se rapprocher des ghettos : avec un isolement volontaire au sein de quartiers aisés. Cependant , cette thèse est à nuancer car les critères sont différents selon les régions voir pays et continents mais aussi les cultures et les gouvernements. En prenant par exemple les Etats-Unis , les sociologues ont démontrés que l'on pouvait parler de ghettos étant donnée les taux très élevés du chômage , de la pauvreté et de mortalité dans certaines quartiers du pays. En Afrique, pour ne prendre qu'un exemple, le Togo, le gouvernement instable joue un rôle important dans le développement des ghettos. En effet , le manque de politique favorise les conflits civiles qui causent des morts, des blessés et des sans-abris.  La forte criminalité en Jamaïque (Kingston) peut expliquer la formation de ghettos comme au Brésil avec les favelas où l'insalubrité est omniprésente. La police hésite à s'y rendre tellement les habitants n'ont plus peur des autorités, la loi n'y est pas exécutée, on parle alors de "zones de non-droits ".  Il est vrai qu'en France on peut dire qu'il y a des ghettos au vue des chiffres de pauvreté. Mais la France reste un cas à part car on peut aussi évoquer la thèse qu'il n'y ait pas de ghettos en France lorsque l'on compare ses taux de mortalité au pays cités. En France, plusieurs chercheurs en sciences humaines et sociales refusent toute conclusion entre les cités HLM françaises et les ghettos noirs américains. On constate qu'aux Etats-Unis les ghettos se caractérisent aussi par des ségrégations sociales mais aussi ethniques. En France , dans les quartiers, on peux comme même affirmer qu'il y a une mixité et de nombreuses diversités culturelles où les conflits ethniques sont absents contrairement aux Etats-Unis. De son côté Loïc Wacquant note de fortes inégalités entre les cités HLM françaises défavorisées et les ghettos noirs américains. Il insiste d’abord sur les différences de taille et d’échelle entre les ghettos américains et les cités françaises. Ensuite, Wacquant met en évidence des différences fonctionnelles et écologiques. En effet les cités françaises sont des « îlots résidentiels » qui ne sont pas coupés des autres territoires contrairement aux ghettos américains. Il rappelle également combien les ghettos américains sont entièrement et exclusivement noirs ou hispanique tandis que les banlieues défavorisées françaises ont une grande diversité ethnique. Wacquant attire aussi l’attention sur le fait que les ghettos américains connaissent des taux de pauvreté, des degrés de pauvreté et des formes de violence sans équivalent en France. Enfin, toujours selon cet auteur, les ghettos noirs américains sont souvent dans un état de délabrement très avancé inconnu en France. Tous ces points de vue laissent entendre que l’on exagérerait sur le terme de « ghetto » invoquée pour qualifier certaines cités en France. Selon Wacquant, "le ghetto comporte cinq traits distinctifs :  une microsociété structurée; un espace réglementairement circonscrit; une population culturellement homogène; un pouvoir extérieur et coercitif ; un environnement hostile".Il conclut en expliquant que le recours au terme de ghetto permet d’atteindre deux objectifs : alerter face à un système de dégradation continu et le généralisé à l’ensemble des banlieues. Le terme de ghetto serait donc inadapté car il ne correspond pas à l’histoire sociale et politique de la France. La question qui ressortirait serait plus tôt: « Comment éviter que les quartiers Français se transforment en ghetto américain? »