07 janvier, 2011
Le cas Francais
C) Peut-t-on parler de ghetto au sens américain en France?
En France depuis quelques années, des débats sont lancés autour du problème de ghetto. Les sociologues ont des avis qui diffèrent sur le cas des banlieues. Certains affirment que l’on peut parler de ghettos en France d'autres non. Nous allons étudié deux sociologues parmi eux:
Eric Maurin qui a écrit Le ghetto français.
Didier Lapeyronnie qui a écrit Ghetto urbain.
Pour Eric Maurin ce qui est différent en France est la mixité des ethnies. En effet, les banlieues françaises se caractérisent beaucoup plus par la pauvreté présente que par une ségrégation "raciale" comme aux Etats-Unis. Cependant, il y a la présence d'une ségrégation sociale. Les riches s'isolent dans des quartiers éloignés et les pauvres s'entassent dans d'autres quartiers. Cela est contradictoire aux valeurs de la République qui proclame l'égalité. C'est par ailleurs à cause de ces vertus que le gouvernement rejette le modèle américain et tente de créer une espèce de mixité. Il lance une politique de ville et du logement dans ce but précis. Les classes moyennes se rapprochent de plus en plus des classes modestes. La pauvreté touche généralement les résidents issus de l'immigration. Cela dit, le livre met en perspective de nombreux éléments intéressants. Il part du constat que la ségrégation sociale et spatiale n’est pas nouvelle en France, qu’elle a juste été longtemps ignorée parce que la faible place que les cadres occupaient dans l’espace public la masquait. Au final, r croissance depuis vingt ans rend juste plus visibles des problèmes structurels.
- dualisme : la société est traversée de barrières qui déterminent, pour la plupart de manière irrémédiable, l’appartenance ou non d’un individu à un groupe et à une dynamique. Ces barrières figent les acquis autant que les espérances des individus en partageant la société en deux. Le caractère irrémédiable des aiguillages est pointé du doigt.
- fragmentation de la société : les logiques duales traversant tous les champs de la société, les fractures se multiplient à l’envi. Il y a les cadres et les non cadres, les agents du public et du privé, ceux des grands groupes et ceux des PME et artisans, ceux en CDI ou en CDD, les diplômés de grandes écoles ou de l’université,… Loin de constituer un continuum, ces différences contribuent à la création d’autant de fractures.
- société anxiogène : chaque moment de la vie étant potentiellement l’occasion de se trouver sur une voie de garage, chacun (et en premier lieu les parents) guette avec anxiété les signes d’élection individuelle et se trouve conduit à essayer de les forcer par des stratégies individuelles.
- ségrégation à tous les étages : les stratégies de réussite développées par tous étant similaires, elles conduisent, dans une situation de rationnement des places, à des logiques d’enchères qui excluent de la course ceux dont la capacité de contribution (capital humain, social, monétaire,…) est limitée. À tous les étages de la société (dirigeants, cadres, professions intermédiaires, employés, ouvriers, chômeurs, chômeurs immigrés), les lignes de fractures et les logiques de séparation s’affirment, et traversent tous les champs (éducation, logement, statuts professionnels, secteurs d’activités, etc.) en s’auto-entretenant. Avec le temps, les attitudes et les performances convergent au sein des différents quartiers.
Le problème de la ségrégation urbaine n’est pas la conséquence d’un manque d'énergie sociale mais le résultat de la peur des riches d'être confrontés à la pauvreté. Les politiques de destruction et d'éparpillement des lieux d’habitation des pauvres et des immigrés ne peuvent réussir car elles sont fondées sur de mauvaises hypothèses. L’auteur décrit l’alternative entre agir sur la composition sociale des territoires ou compenser les conséquences : il faut s’attaquer non à la matérialisation des stratégies d’évitement mais aux causes de ce départ des riches. De manière générale, prendre le territoire pour cible, c’est s’exposer à oublier un nombre de pauvres, à n’atteindre que trop peu l’autre partie et à voir les choses empirés et se généraliser. Il remarque que se concentrer sur la population ne veut pas dire abandonner les territoires et les quartiers, au contraire cela signifie que plus l'intervention sera importante, plus les bénéfices pour l’enfant et la société seront satisfaisants.
L’idée de s’attaquer aux causes de la ségrégation et des dynamiques inégalitaires est une bonne initiative. Eric Maurin évoque "un effet multiplicateur", qui suppose une rentabilité en hausse des aides : plus la concentration de problèmes est importante plus les aides seront nombreuses et plus leur efficacité sera grande. Il considère pourtant de manière générale que les impacts négatifs liés à la concentration des pauvres pèsent sur l’efficacité des mesures d’aides.
Le développement du logement social et des aides personnalisées peine à atteindre les causes profondes de la ségrégation territoriale: il propose de conditionner l’aide au logement à l’amélioration de la qualité de celui-ci ou à un changement de lieu de résidence. Dans l’esprit de l’auteur, cette politique aurait des points communs avec un soutien personnalisé à la recherche de logement.
Didier Lapeyronnie nous dit dans un interview en 2008 qu'il y a des ghettos en France. Il se permet de dire cela car selon lui un ghetto "C'est le produit de la discrimination" qu'on retrouve de plus en plus dans milieux défavorisés , leurs habitants ont de plus en plus le sentiment d'être mis a l'écart de la société , d'être discriminer soit d'être une victime du racisme que ce soit socialement ou ethnologique étant donner que la plupart de ces habitants sont issus de l'immigration. En plus de ce sentiment trouvé il y a des ghettos en France pour lui car il retrouve des similarités entre les comportements des individus mis a l'écart de la société il dit: ".. de jeunes maghrébins se comportent de la même façon dans des cités françaises au début du XXI ème siècle que de jeunes italiens à Boston en 1950", il prend donc l'exemple des émeutes de novembre 2005 pour affirmer son point de vue ; donc on en conclus que selon Didier Lapeyronnie ,
GHETTOS ETATS UNIENS = GHETTOS FRANCAIS
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