06 janvier, 2011

Conclusion


Conclusion

Le problème de ghettos en France se pose si les critères tels que la pauvreté qui est évoquée. Les chiffres du chômage et le nombre de familles en dessous du seuil de pauvreté dans des quartiers précis en France peut amener à l'idée de ghetto. Plus récemment, l’économiste et sociologue Éric Maurin n’hésite pas à utiliser ce terme dans son livre Le ghetto français (2004) afin de rendre compte des systèmes de ségrégation , "à la fois de politiques de peuplement relatives au logement social , de critères de détermination des aides publiques et de l’agrégation de comportements individuels ségrégatifs". Maurin met en évidence la classification de certains territoires en "Zone d'éducation prioritaire ( ZEP )" a pour conséquence de voir les classes moyennes fuir des quartiers désormais stigmatisés. Il s’ensuit un système de  "ghettorisaton" c'est à dire une tendance à se rapprocher des ghettos : avec un isolement volontaire au sein de quartiers aisés. Cependant , cette thèse est à nuancer car les critères sont différents selon les régions voir pays et continents mais aussi les cultures et les gouvernements. En prenant par exemple les Etats-Unis , les sociologues ont démontrés que l'on pouvait parler de ghettos étant donnée les taux très élevés du chômage , de la pauvreté et de mortalité dans certaines quartiers du pays. En Afrique, pour ne prendre qu'un exemple, le Togo, le gouvernement instable joue un rôle important dans le développement des ghettos. En effet , le manque de politique favorise les conflits civiles qui causent des morts, des blessés et des sans-abris.  La forte criminalité en Jamaïque (Kingston) peut expliquer la formation de ghettos comme au Brésil avec les favelas où l'insalubrité est omniprésente. La police hésite à s'y rendre tellement les habitants n'ont plus peur des autorités, la loi n'y est pas exécutée, on parle alors de "zones de non-droits ".  Il est vrai qu'en France on peut dire qu'il y a des ghettos au vue des chiffres de pauvreté. Mais la France reste un cas à part car on peut aussi évoquer la thèse qu'il n'y ait pas de ghettos en France lorsque l'on compare ses taux de mortalité au pays cités. En France, plusieurs chercheurs en sciences humaines et sociales refusent toute conclusion entre les cités HLM françaises et les ghettos noirs américains. On constate qu'aux Etats-Unis les ghettos se caractérisent aussi par des ségrégations sociales mais aussi ethniques. En France , dans les quartiers, on peux comme même affirmer qu'il y a une mixité et de nombreuses diversités culturelles où les conflits ethniques sont absents contrairement aux Etats-Unis. De son côté Loïc Wacquant note de fortes inégalités entre les cités HLM françaises défavorisées et les ghettos noirs américains. Il insiste d’abord sur les différences de taille et d’échelle entre les ghettos américains et les cités françaises. Ensuite, Wacquant met en évidence des différences fonctionnelles et écologiques. En effet les cités françaises sont des « îlots résidentiels » qui ne sont pas coupés des autres territoires contrairement aux ghettos américains. Il rappelle également combien les ghettos américains sont entièrement et exclusivement noirs ou hispanique tandis que les banlieues défavorisées françaises ont une grande diversité ethnique. Wacquant attire aussi l’attention sur le fait que les ghettos américains connaissent des taux de pauvreté, des degrés de pauvreté et des formes de violence sans équivalent en France. Enfin, toujours selon cet auteur, les ghettos noirs américains sont souvent dans un état de délabrement très avancé inconnu en France. Tous ces points de vue laissent entendre que l’on exagérerait sur le terme de « ghetto » invoquée pour qualifier certaines cités en France. Selon Wacquant, "le ghetto comporte cinq traits distinctifs :  une microsociété structurée; un espace réglementairement circonscrit; une population culturellement homogène; un pouvoir extérieur et coercitif ; un environnement hostile".Il conclut en expliquant que le recours au terme de ghetto permet d’atteindre deux objectifs : alerter face à un système de dégradation continu et le généralisé à l’ensemble des banlieues. Le terme de ghetto serait donc inadapté car il ne correspond pas à l’histoire sociale et politique de la France. La question qui ressortirait serait plus tôt: « Comment éviter que les quartiers Français se transforment en ghetto américain? »

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